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03/12/2009 > Le mythe du Grand Satan. Tout ce que vous savez sur l’implication des Etats-Unis en Iran est faux   


Abbas Milani, Directeur du programme d’études iraniennes à l’Université de Stanford, défend dans cet article que le récit de l’opposition systématique des Etats-Unis à l’Iran tenu par le régime est biaisé. Il revisite l’histoire de l’implication américaine en Iran depuis l’éviction du pouvoir de Mossadegh en 1953 pour montrer comment les Etats-Unis ont soutenu les mouvements démocrates dans le pays ou, lorsqu’ils ne l’ont pas fait, en ont payé le prix.

Ce texte est une traduction par Benoît Pélopidas de l’article à paraître dans The New Republic avec l’autorisation de son auteur. Les vues qui y sont exprimées n’engagent que ce dernier.

Abbas Milani

 

13/11/2009 > La fatwa d’un ayatollah vert contre les armes nucléaires   


Abbas Milani, Directeur du programme d’études iraniennes à l’Université de Stanford, rapporte une section de la Fatwa lancée par l’Ayatollah Montazeri contre la possession d’armes nucléaires. Il l’articule avec les positions du mouvement démocrate en Iran sur le dossier nucléaire. (Une analyse plus détaillée par le même auteur se lit dans l’article intitulé « Iran : des directions opposées »)

Ce texte est une traduction par Benoît Pélopidas de l’article paru dans The New Republic le 20 octobre avec l’autorisation de son auteur. Les vues qui y sont exprimées n’engagent que ce dernier.

Abbas Milani

 

13/11/2009 > Iran : des directions opposées  

Abbas Milani, Directeur du programme d’études iraniennes à l’Université de Stanford, défend dans cet article que l’idée d’un consensus national en Iran en faveur de l’arme nucléaire est trompeuse. Il tente de la démentir en analysant les déclarations récentes des dirigeants du mouvement démocrate iranien et en tire des suggestions quant à la politique à mener pour l’Occident. (Son analyse se poursuit dans l’article « la Fatwa des ayatollahs »)

Ce texte est une traduction par Benoît Pélopidas de l’article paru dans The New Republic le 3 octobre avec l’autorisation de son auteur. Les vues qui y sont exprimées n’engagent que ce dernier.

Abbas Milani

 

31/08/2009 > Le Hezbollah et la nécessaire entente 


Le Hezbollah, comme le Hamas, est un mouvement difficile à définir et à évaluer. Tous deux suscitent divisions ou perplexité chez les observateurs et les représentants politiques. Alors que l’intervention israélienne dans la Bande de Gaza a à nouveau démontré l’inefficacité de la force et des armes, il semble nécessaire de s’interroger sur la mise en place de politiques alternatives pour traiter avec ce type d’organisation.

Camille Le Coz,
Political analyst for Euro-Power

 

18/03/2008 >


L'Europe, de par sa proximité géographique, souffrira, plus que Washington, des retombées négatives de la dernière guerre menée contre l'Irak. Les problèmes les plus graves, comme l'alimentation du terrorisme à venir, un Moyen Orient plus instable, des prix élevés pour le pétrole, sont déjà des faits, contre lesquels on ne peut lutter. Les générations futures devront, hélas, gérer les erreurs ou la passivité de leurs aînés. Mais certains problèmes peuvent encore être attaqués de front. La souffrance des femmes irakiennes jetées en pature aux mafias de la prostitution n'est pas une fatalité. Plus généralement, cette conséquence de la guerre en Irak ne devrait être qu'une facette d'une lutte bien plus large de l'UE contre les réseaux de prostitution qui réduisent en esclavage des femmes de l'Est, du Sud, et d'Asie pour des clients venant pour beaucoup du Nord, et notamment de l'Union. Nombreux sont les politiques qui se réclament de la défense du droit des femmes quand il s'agit de tenir des propos controversés concernant les minorités extra-européennes. Où sont-ils quand il s'agit de lutter concrètement contre des réseaux clandestins, qui, en Irak, mais également aux portes de l'Europe, agissent en toute impunité, et pour des "clients" européens ?".

 

Florent Parmentier,
Analyste politique pour Euro-Power

 

 

11/11/2007 > Un Orient qu'on préfère « compliqué » : Déni de réalité et conséquences pour la guerre contre le terrorisme.


Didier Chaudet,

Analyste politique pour Euro-Power

 

30/09/2007 > Repenser la notion de « guerre contre le terrorisme »


Didier Chaudet,

Analyste politique pour Euro-Power

 

13/04/2007 > Ahmadinejad, une interview en français


Le président Ahmadinejad est aujourd'hui fortement contesté en Iran. L'état de grâce est maintenant bien derrière lui. Mais comme vous pourrez le constater dans cette vidéo, comme dans ses actions dans les affaires internationales, M. Ahmedinejad sait toujours jouer du nationalisme iranien. C'est un point qui ne devrait pas être oublié : on a trop souvent tendance à penser qu'il est maintenant isolé, tenu en respecté par les modérés, les conservateurs non extrémistes, et les libéraux. Mais même parmi les Iraniens les plus progressistes, il y a un nationalisme fort, dû à l'Histoire. Et les hommes politiques iraniens qui ont su jouer de ce nationalisme ont toujours réussi à se gagner des partisans dans l'opinion publique, quelle que soit leur politique par ailleurs. Toute politique européenne ou américaine qui ne prendra pas en compte ce fait ne pourra qu'être contre-productive. Par ailleurs, si le président actuel ne fait pas l'inanimité, il a toujours des partisans au sein de ceux qui l'ont élu, les milieux modestes notamment. La société iranienne est bien plus plurielle qu'on veut bien le croire. Il faut abandonner la vision angélique d'un peuple tout entier réformateur, ou diabolisante d'une marée humaine soumise aux mollahs. La seule chose sur laquelle on peut s'accorder sans trop de risque de se tromper, c'est que ce peuple est unanimement nationaliste, et fier de son indépendance. C'est pourquoi la révélation de Seymour Hersh, dans la vidéo "guerre au chiisme ?", est si lourde de conséquences pour l'avenir : en réaction, le soutien au chiisme risque de s'allier au nationalisme persan au nom de la lutte pour la patrie, entraînant peut-être un regain d'intérêt pour l'esprit révolutionnaire khomeyniste.

 

Didier Chaudet,
Analyste politique pour Euro-Power

 

 

13/04/2007 > Guerre contre le chiisme ?


Seymour Hersh est, avec Bob Woodward, l'un des plus grands journalistes d'investigation américains. Par cette interview reprenant l'esprit de son article "The Redirection" (voir le lien : http://www.newyorker.com/reporting/2007/03/05/070305fa_fact_hersh), il évoque une possibilité frappante : au nom de sa lutte contre l'"ennemi" chiite iranien, les Etats-Unis se concentreraient aujourd'hui à la lutte contre les groupes chiites, y compris quand cela signifie... soutenir les extrémistes sunnites, dont Al Qaida. Il existe en effet des tensions entre Téhéran et la minorité sunnite et souvent non persane en Iran. Les révoltés baloutches auraient ainsi mené une tentative d'attentat contre M. Ahmedinejad. Une telle fracture chiites / sunnites, si elle se trouvait effectivement alimenté par des soutiens américains au nom de la Realpolitik, risque de donner un second souffle à Al Qaida et à ses réseaux. A l'heure où Al Qaida Maghreb ensanglante le Maroc et l'Algérie, la France, comme les autres pays européens, ne peut rester insensible à cette révélation. Il serait en effet trés dommageable pour la sécurité européenne, et américaine d'ailleurs, de se détourner de la vraie guerre contre le terrorisme au nom de l'opposition à l'Iran.

 

Didier Chaudet,
Analyste politique pour Euro-Power

 

 

10/03/2007 > S’attaquer aux branches, mais ignorer les racines. L’échec du combat «pour les coeurs et les esprits» dans la guerre contre le terrorisme.


Didier Chaudet,
Analyste politique pour Euro-Power

 

31/05/2006> Comment peut-on être djihadiste ? Une tentative d’analyse du terrorisme islamiste


Dider Chaudet,
Analyste politique pour Euro-Power